Marie-José Astre-Démoulin | Astrelle
Il y a des vies qui avancent par spécialisation.
Et d’autres par strates.
La mienne s’est construite autrement :
par entrelacs, par tissage.
La parole en est le fil conducteur.
Un fil tantôt tendu, tantôt souple, parfois noué, parfois lâche, un jour rugueux, un jour soyeux. Selon les circonstances, les artisans, les lieux.
Un fil qui exige un travail de création.
Une recherche du bel ouvrage.
Je m’appelle Marie-José Astre-Démoulin.
Astrelle est mon nom de scène.
Deux identités qui se répondent et se complètent.
Pendant des années, j’ai travaillé la parole dans des contextes exigeants : institutions internationales, universités, environnements interculturels.
J’y ai conçu et animé des formations en leadership, communication interpersonnelle, prévention et gestion des conflits.
Parallèlement, j’ai pratiqué l’écriture créative : livres, fragments, poèmes, récits. Une écriture comme lieu de respiration, de précision, de liberté et de découverte. Une écriture qui m’a aussi permis d’explorer ce que la parole officielle contourne : zones grises, émotions contradictoires, silences lourds.
À un moment, la scène s’est imposée. Sous forme de slam.
Dire les textes devant des corps vivants.
Sentir les réactions, les rires, les résistances.
Comprendre alors que ce que j’avais longtemps observé et transmis
--les mécanismes de la communication, les malentendus, les bascules-- pouvait devenir matière artistique.
Et que je pouvais y intégrer l’humour, l’ironie, ainsi que ce brin d’impertinence qui rend les propos… disons... pertinents.
S'il m'est arrivé d'avoir le sentiment de suivre plusieurs chemins,
je sais aujourd'hui qu’ils me mènent tous vers une même destination : l’art de la parole.